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Publié le 12 Nov 2017 — par Christian
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En même temps, toute la terre et tout le ciel de Ruth Ozeki

Ruth Ozeki, née le 12 mars 1956 à New Haven dans le Connecticut, est une écrivain et réalisatrice américaine.

Elle obtient le Los Angeles times book Price en 2013 pour A Tale for the Time Being (En même temps, toute la terre et tout le ciel).
Elle pratique le bouddhisme zen, est l’éditeur du site Everyday Zen, et a été ordonnée prêtre Zen Soto en 2010. En 2013, elle publie son nouveau roman « En même temps, toute la terre et tout le ciel » (A Tale for the Time Being ).

« Je me suis toujours sentie ni ici ni là. Peut-être est-ce justement l’endroit d’où un écrivain doit se situer. Vous n’êtes jamais au coeur de la tempête, mais sur la berge, à contempler de loin. Finalement, la berge, la marge, c’est le meilleur endroit pour observer et rendre compte ».

Pour ce premier roman, Ruth Ozeki torture le temps et les dimensions pour un récit zen onirique et doucement fantastique. Réalité et fiction se rejoignent, s’entrelacent, se confondent. Où est la vérité? A la littérature de le déterminer. » En même temps, toute la terre et tout le ciel est aussi un brûlot, qui fait un sort à l’esprit guerrier américain et au fascisme rampant qui gangrène encore le Japon aujourd’hui. Ruth Ozeki nous transporte dans son univers et dans des univers parallèles où chaque chose, chaque individu est relié aux autres par des fils, invisibles à ceux qui ne savent pas voir.

« Les mots de Nao lui revinrent à l’esprit. Ou étaient-ce ceux de Jiko ? Etudier la voie, c’est s’étudier soi-même. Non c’était Haruki qui avait dit ça. En citant le maître Dogen qui parlait du zazen. D’une certaine manière, Ruth comprenait cette phrase . A ses yeux, le zazen se définissait comme une sorte d’observation de soi « moment par moment » censée conduire vers l’éveil. Mais ça voulait dire quoi au juste ?
S’étudier soi-même, c’est s’oublier soi-même. Peut-être qu’en pratiquant le zazen, l’impression que nous avons d’incarner un être solide, singulier, se dissout et qu’on finit par l’oublier. Quel soulagement, de savoir que l’on est libre de déambuler joyeusement dans l’éventail de tous les possibles.
S’oublier soi-même, c’est être éveillé par toutes les existences. Les montagnes et les rivières, l’herbe et les arbres, les corbeaux, les chats, les loups et les méduses. Ḉa serait si bon.
Dogen connaissait-il ces choses-là ? Il avait écrit ces mots bien avant la découverte de la physique quantique, bien avant que Schrödinger n’enferme son chat dans sa boîte imaginaire. Au moment où Hugh Everett avait trouvé l’équation prouvant les théories des mondes parallèles, Dogen était mort depuis près de huit cent ans. Vraiment ? »
Xian

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